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Les Bretons réunis

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Bretagne-Tréguier-1900

Le vieux Tréguier et la Bretagne
사진(1/46)
2008-09-05

Intro

 FreeCompteur.com

sur le blog des Bretons réunis. ~~Yannick~Gaston~J.Pierre~~

éme
 
 

 

 

Gâteau Breton

Gâteau Breton


Ingrédiens :
Farine de blé 300 grs, cassonade 150 grs, beurre demi-sel 200 grs
Jaunes d’œufs 4, levure de boulanger 10 grs, rhum 1 cillère à café.
Manière :
Dans une grande jatte mélanger dans l’ordre : la farine, le sucre, le rhum et la levure. Ajouter le beurre progressivement puis 3 jaunes d’œufs. Pétrir à la main jusqu’à obtention d’une pâte souple et élastique. Laisser reposer en boule 2 heures au frais. Etaler la pâte dans un moule à gâteau rond d’environ 25 cm de diamètre préalablement beurré généreusement. Dorer le dessus avec le jaune restant puis décorer la surface en faisant des stries à l’aide d’une fourchette. Faite cuire trois quart d’heure à four chaud en couvrant d’un papier sulfurisé dès que le dessus est doré. Il est possible de remplacer 80 grs de farine par 80 grs de poudre d’amandes afin d’obtenir un gâteau plus parfumé.
2006-12-09

Gâteau Breton

Ingrédients (pour 6 personnes)
- 5 jaunes d' œufs
- 200g de sucre semoule
- 300g de farine de froment
- 250g de beurre salé
- 2 cuillerées à soupe de rhum ou de calvados
- lait
- sel fin
 

 

Gros biscuit rond, riche en beurre et en jaunes d'œufs, le gâteau breton se reconnaît à sa surface dorée rayée de croisillons. Il se présente aussi sous forme de petits gâteaux individuels.
Verser le sucre en poudre dans une terrine, ajouter 4 jaunes d'œufs et 1 pincée de sel. Fouetter le mélange vigoureusement et régulièrement jusqu'à ce que la préparation fasse le ruban: le mélange doit être onctueux et homogène en formant un ruban continu quand on le laisse retomber des branches du fouet.
Travailler le beurre en pommade pour le ramollir (mais ne pas le faire fondre), puis l'incorporer au mélange sucre-jaunes d'œufs. Ajouter en suite 2 cuillerées à soupe d'alcool, puis la farine tamisée, petit à petit, sans cesser de mélanger.
Préchauffer le four à 190°C. Beurrer un moule de 22cm de diamètre et y verser la pâte. Lisser le dessus à la spatule. Mélanger le dernier jaune d'œuf avec un peu de lait, puis étaler cette dorure à la surface du gâteau. Tracer enfin des croisillons en diagonale sur le dessus avec une fourchette. Enfourner et laisser cuire pendant 45 minutes environ. Démouler le gâteau dès la sortie du four sur une grille et le laisser complètement refroidir avant de servir.
On peut proposer en même temps que ce biscuit des fraises au sucre ou une compote de pommes ou de poires, relevée de zeste de citron.
 
2006-11-25

Mathurin Méheut, peintre Breton

Mathurin Méheut, peintre Breton

Né à Lamballe en 1882, décédé à Paris en 1958.  Après avoir été apprenti en 1896 chez un peintre en bâtiment, Mathurin Méheut devient en 1897, élève de l'école des Beaux-Arts de Rennes, puis en 1902 de l'école des Arts Décoratifs de Paris. Il réalise quantité de motifs décoratifs inspirés par la faune et la flore. Un concours lui ouvre les portes de la revue Art et décoration alors à la pointe de la diffusion d'idées nouvelles dans le domaine des arts décoratifs. Au cours d'un séjour (1911-1912) à Roscoff, il se passionne pour la Basse-Bretagne et découvre les pêcheurs et les goémoniers. Il restera deux ans au sein de la Station Biologique où il accompagnera les chercheurs sur les plages, les grèves et en mer. Deux années durant lesquelles il va patiemment et minutieusement reproduire les poissons, crustacés et algues qu'il récolte. C'est un vrai tournant dans la vie de l'artiste. On peut l'observer un peu partout, dans les positions les plus extravagantes, dessinant sous tous les temps les richesses des fonds marins de Roscoff. De cette étude naîtra un ouvrage aux magnifiques planches, dans l'esprit des Encyclopédistes, L"étude de la mer, flore et faune de la Manche et de l'Océan, qui le fait connaitre auprès des scientifiques et des critiques d'art. Sa première exposition personnelle au pavillon de Marsan du musée des Arts décoratifs. Méheut est le seul artiste parmi de nombreux photographes à bénéficier d'une bourse de voyage autour du monde dont il doit ramener des dessins inédits sur la vie des populations. Il s'embarque avec sa femme Marguerite pour les îles du Pacifique et le Japon (c'est du Japon que Mathurin Méheut rapportera son monogramme, le célèbre double « M » dans le cercle, nouvelle signature qui souligne la très forte influence de la calligraphie et de l'art oriental), mais la déclaration de guerre interrompt brutalement ce voyage en 1914. Il combat sur de nombreux fronts pendant le conflit avant d'être nommé au service topographique et cartographique des armées. Décoré de la croix de guerre, nommé lieutenant, l'artiste soldat poursuit son incessant travail documentaire en peignant la vie de ses camarades dans les tranchées. À partir de 1919, il séjourne chaque année en Basse-Bretagne, surtout à Saint-Guénolé, mais aussi à Camaret ou à l'île de Sein. Il dessine les travaux des champs, les artisans, les fêtes et les noces, les pardons, les foires et les marchés. Il étudie les costumes traditionnels, s'intéresse aux paludiers de la Guérande, aux goémoniers, aux pêcheurs. Il illustrera « Vieux métiers bretons » de Florian Le Roy de 350 dessins.

 
2006-02-06

Loquivy

Loguivy-de-la-Mer
En venant de la Pointe de l'Arcouest pour vous diriger vers Loguivy-de-la-Mer, remontez vers le plateau de Rohou. Ce site protégé vous permettra de jeter un dernier coup d'oeil vers les côtes se dessinant de la Pointe de la Trinité en Ploubazlanec jusqu'à celles de Bréhat et, à l'ouest, le littoral de Lanmodez menant au sillon de Talbert. En redescendant vers la mer, à l'ouest, vous longerez Cornec, site remarquable formé durant la période périglaciaire en double tombolo faits de rochers reliés au rivage par des cordons de galets. Le chou marin y est roi mais aussi une autre plante pouvant surprendre par sa présence : la cotula coronopifolia. Buisson vert aux feuilles étroites et pointues rehaussé de fleurs jaunes, se développant au bord de la lagune, cette plante est d'origine sud-africaine ! Elle s'est acclimatée ici après avoir été introduite et plantée, par quelque marin amateur de fleurs exotiques de retour de voyage, dans une jardin bordant le fond de l'estuaire du Trieux, à la fin du 19ème siècle.Le passage s’impose si vous êtes dans la région, et si vous voulez en savoir plus retrouvez sur le site toutes les explications.
http://docarmor.free.fr/valarmor/valouest/loguivy1.htm
Ce petit port est merveilleux je verrais bien un village de peintres, tellement les couleurs changent au gré du temps, mais qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil ce petit port est toujours aussi beau

2006-01-16

ASPIC DE POMMES, KOUIGN AMMAN, BEURRE DE CIDRE

ASPIC DE POMMES, KOUIGN AMMAN, BEURRE DE CIDRE

Recette pour 4 personnes

INGRÉDIENTS :

Aspic : Cidre : 0.125 L. Jus de pomme : 0.125 L. Sirop à 30 ° B : 0.250 L. Feuilles de gélatine de 2 Gr : 6 pièces. Pomme : 2 pièces.

Kouign amman : Farine : 0.300 Kg. Sel. Eau : 0.150 L. Levure de bière : 0.015 Kg. Beurre : 0.225 Kg. Sucre : 0.200 Kg.

Beurre de cidre : Cidre : 0.250 L. . Sucre : 0.05 Kg. Beurre : 0.050 Kg

PROGRESSION :

Aspic : Dans le sirop à 30 ° B chaud, fondre la gélatine, ajouter au cidre et au jus de pomme. Dresser dans un moule. Disposer une couche d'appareil, laisser prendre, ajouter des dés de pommes. Continuer progressivement.

Kouign amman : Réaliser une détrempe avec la farine, le sel, l'eau et la levure. Laisser gonfler à température ambiante. Ensuite tourer avec le beurre et le sucre. Tout comme un feuilletage ordinaire. Donner 3 fois 2 tours avec 20 mn de repos entre chaque 2 tours. Abaisser et rouler, détailler en fines tranches, cuire sur plaque comme des palmiers.

Beurre de cidre : Réduire d'un tiers le cidre sucrer et monter au beurre.

Dresser l'aspic au centre de l'assiette, disposer autour quelques kouign amann, servir un cordon de beurre de cidre. Le décor peut être composé de tranches de pommes séchées.

2006-01-06

Croyances, légendes et supertitions

Croyances, légendes et supertitions
diverses !
Un jeune paysan du bourg de Beuzk-Konk ( au fond de la baie de Concarneau), celui-ci était fort amoureux de la douce Corentine, à laquelle il n'osait déclarer sa flamme. Il vint se confier à un "tailleur sorcier" de Lanriek, qui lui révela le moyen de savoir si son sentiment était partagé:
<<Tu sais bien le gros rocher que l'on voit à droite, sur la route, avant d'arriver à Trégunc. C'est là que tu iras tout seul, un samedi soir à minuit, quand il y aura de gros nuages dans le ciel, car il ne faut pas que les étoiles te voient. Tu te rendras auprès du rocher, tu te placeras en haut du côté de la butte, et alors, appuyant ton épaule gauche contre la pierre, tu feras trois efforts modérés, entends-tu ?
-Je ferai trois éfforts modérés.
-Bien, si le rocher tremble ou remue, c'est que la fille ne t'aime pas, mon pauvre ami, s'il reste immobile, tu peux compter sur sa tendresse, mais c'est diablement rare. Ainsi te voilà prévenu.>>
En fait, le diabolique " tailleur sorcier" voulait éliminer l'un des (nombreux) prétendants de Corentine... qu'il désirait également épouser... connaissant sa dot de cent écus ! Il savait pertinemment que le rocher bougerait sans le moindre effort.
Trois jours plus tard, par une nuit de pluie et de vent, Mao se rend au coup de minuit, au pied du rocher... Le voilà qui monte sur la butte, il met son épaule contre le rocher et il pousse: une fois"netra"(rien), deux fois, rienencore, mais quelque grains de sable glissent sous la pierre... la troisième fois "allas"(hélas !), la pierre remue, la pierre tremble, elle frissonne comme une âme en peine. Fou de douleur, " Corentine  ne m'aime pas",  le jeune homme partit sur-le-champ se noyer dans les vagues furieuses de l'Océan. Corentine perdit la raison et on la vit souvent venir maudire le rocher qui lui avait pris son amoureux.
2005-12-03

Far breton

Le far breton.
Ingrédients :

1 l de lait, six oeufs, neuf cuillerées de sucre, neuf cuillerées de farine (bien pleine).
200 g de pruneaux, un demi verre de rhum ,un sachet de vanille (ou une demie gousse de vanille).
La façon de faire.
Faire tremper les pruneaux avec le rhum  dans un bol environ quatre heures.
La pâte:
Mélanger les oeufs et le sucre jusqu'à obtention d'une pâte mousseuse, ajoutez la farine de façon régulière pour ne pas faire de grumeaux. Laissez la pâte reposer une heure dans le réfrigérateur.
Préchauffez votre four à 220°, Faire bouillir le lait avec la vanille et le mélanger à la pâte; rajouter les pruneaux .
Mettre le tout dans un plat beurré et fariné, laissez cuire environ 20 minutes (surveiller qui ne brûle pas, il doit dorer et gonfler) ensuite baisser la température à 180° et laissez-le encore 20 minutes, vous pouvez le laisser reposer dans le four (éviter la chaleur tournante).
Bon appétit  ,  Yannick
2005-11-26

Château de La Roche-Jagu

Le château de La Roche-Jagu en Ploëzal
Tel un aigle observant une proie, La Roche-Jagu se dresse sur la falaise
dominant une courbe du Trieux.
Flanqué de deux tours, l'une en façade et l'autre accrochée à l'angle du
pignon surplombant l'estuaire, il fait face au visiteur venant par les
terres. Pour y parvenir, le randonneur aura suivi le sentier qui le remonte
sur la rive droite, passant par le Rocher Argenté d'où il aura découvert une
large portion de la vallée. Il aborde cette vaste demeure en débouchant sur
un escalier métallique placé là tant l'érosion et le passage humain en
avaient usé l'assise. C'est au pied d'un contrefort massif paraissant
inachevé, percé d'une étroite fenêtre, accolé à une tour à mâchicoulis
ornant l'angle nord-est du château, que vous déboucherez sur l'esplanade
herbeuse ouverte sur uneentrée monumentale.
<<  http://docarmor.free.fr/valarmor/valouest/rochjag1.htm  >>
Une visite s’impose, outre les jardins magnifiques, sont organisés des
expositions de peintures et des concerts.

Paimpol

Paimpol - Pempoull
Le nom de la commune vient du breton pen (extrémité) et poul (étang) soit en français "la tête de l'étang". Autrefois, il existait de nombreux étangs et Paimpol était une presqu'île. Lors de grande marée, les quartiers de la gare et du Champ de Foire étaient inondés En 1790, le canton de Paimpol est créé et la commune devient chef lieu de canton. La place du Martray  La place comporte de nombreuses demeures du XVIème siècle. La maison à tourelle qui fait l'angle avec la rue de l'église est un ancien hôtel. A cet endroit, Pierre Loti a situé la maison de Gaud, l'héroïne de "Pêcheur d'Islande".  Autrefois, c'était le cœur des activités politiques, sociales et marchandes. La mairie se situait sur cette place. Elle abritait également le tribunal de commerce et la poste. En 1910, elle fut transférée dans la propriété d'un riche armateur. Le quartier Latin. C'est un écheveau de ruelles débouchant toutes vers le port. C'est le quartier où les Islandais racontait au XIXème siècle leurs exploits de pêche.  La rue des Huit Patriotes. Cette rue comporte une maison très intéressante, "La Maison Jézéquel". Datant du XVème siècle, elle est classée Monument Historique. C'est une boutique, ouverte depuis 1886, qui était spécialisé à l'époque dans le matériel pour la pêche en Islande et à Terre Neuve. La pêche en Islande Paimpol a un long passé maritime. A partir du XVème siècle, des bateaux étaient armés pour partir à la "grande pêche" au large de Terre-Neuve. C'est en 1852 que commença la grande pêche. En février, les goélettes étaient armées pour le départ vers l'Islande et Terre-Neuve. On raconte qu'autrefois, il était possible de passer d'un quai à l'autre en sautant du pont d'une goélette à un autre. Paimpol a payé un lourd tribut pendant ces campagnes. Entre 1852 et 1935, Paimpol a perdu près de 100 bateaux et 2000 marins dans les tempêtes, les brumes et le brouillard au large de l'Islande ou de Terre-Neuve. Les conditions étaient particulièrement rudes dans le froid, l'humidité, le brouillard persistant. Mais Paimpol est une commune pleine de caractère et très vivante en toutes saisons.

2005-11-22

Galette de Basse-Bretagne


Breizh Izel


Temps de préparation : 20 mn - Temps de cuisson : 1 h
Ingrédients pour 6 personnes :
- 250 gr de farine
- 150 gr de beurre demi-sel    - 3 oeufs
- 150 gr de sucre en poudre
Recette facile
- Isolez un jaune d’œuf dans un bol (utilisé à la fin de la recette)
- Préchauffez votre four à 180° C (Th 5)
Pâte à galette :
- Dans un grand saladier, mélangez les œufs et le sucre.
- Ajouter la farine progressivement puis le beurre coupé en morceau.
Préparation :
- Faites une boule que vous placez au frais au moins un heure.
- Placez la pâte ainsi obtenue dans un moule beurré.
- Aplatissez la pâte aux dimensions du moule.
- Badigeonnez la pâte à galette avec le jaune d’œuf restant (pour produire un effet doré)
- Décorez la galette en faisant des lignes à la surface à l’aide d’un couteau.
Cuisson :
-
Faites cuire environ 45 min jusqu’à ce que le dessus de la galette soit bien doré (à surveiller en fonction de l’épaisseur)
- Arrêtez le four tout en laissant la galette dedans encore 15 min.
- Servir tiède ou froid accompagné de crème anglaise ou nature.
Boisson :
- Idéalement du cidre !
Astuces :
- Lors de la préparation de la pâte, vous pouvez ajouter une cuillère à café de rhum ou du zeste d’orange pour parfumer la galette.

Gaston

2005-11-18

Kerity en Paimpol

                            Kerity en Paimpol, l'abbaye de Beauport
En venant de Plouézec, le dernier obstacle naturel à passer, pour parvenir au site de l'abbaye de Beauport, sera la Pointe de Kérarzic.. Bien plus loin, en direction du Nord, vous apercevrez l'île Saint-Riom, où s'installa une communauté monastique dès 1184. Les conditions de vie pénibles d'un rocher battu par les vents les poussèrent à revenir sur le continent et c'est ainsi que l'abbaye de Beauport vit le jour. Sur le territoire du hameau de Kerity, ancienne paroisse indépendante fusionnée en 1961 avec Paimpol, ce bel édifice domine encore de sa masse imposante une lande sauvage où se mêlent herbus et bosquets, en un écrin de verdure bordé par les bois. Construit en bord de mer à partir de 1202 sur ordre d'Alain de Penthièvre, son importance ira en croissant par l'adjonction de plusieurs bâtiments jusqu'au 17ème siècle. Le monastère sera occupé par les prémontrés jusqu'en 1790. Les terres cultivables comportaient des vergers à pommes et à figuiers, un potager mais aussi une roseraie et un jardin à la française. Ceint de digues le protégeant des assauts des marées, il était entouré de prés salés, où paissait le bétail, et d'un étang permettant de piéger le poisson.
L'architecture de type normand confère à l'ensemble une certaine austérité. Paraissant vouloir tempérer cette rudesse, une influence gothique marquée bénéficie à l'église abbatiale. Transformée en squelette de pierre à ciel ouvert ses formes élancées semblent presque fragiles par endroits, apportant une certaine légèreté à l'édifice.  La Salle au Duc bordée d'ogives et la Salle Capitulaire prolongée d'une abside polygonale, divisée en deux nefs par un alignement de colonnes sont, avec le réfectoire et l'église, les éléments les plus imposants d'un édifice religieux qui vit son rayonnement disparaître au 19ème siècle. Le cloître édifié au 15ème siècle complète cet ensemble protégé par d'épaisses murailles. La Révolution transforma les lieux en ... fabrique de poudre à canon et ils serviront successivement d'étables, de mairie puis, enfin, de classes pour l'école de Kérity. Les bâtiments seront rachetés en 1845 par un comte slave, Poninski, qui privatisa ainsi un lieu de culte qui, depuis longtemps déjà, avait perdu son âme ... C'est en 1862 qu'il sera classé Monument Historique et, presque réduit à l'état de ruine, il sera racheté par le Conservatoire du Littoral en 1992. Ce sera alors le début d'une certaine résurrection, certains bâtiments étant restaurés et d'autres consolidés afin de ne pas disparaître définitivement.

Châtelaudren

Histoire de Châtelaudren
Kastell-Aodren (le château d'Audren) est l'ancienne capitale du Goëlo. Sa vocation marchande explique les hautes demeures du XVIIIè siècle et le "Quartier Latin", qui lui donnent son caractère particulier. Deux hauts lieux de la cité, véritables joyaux du patrimoine local : l'ancien site du château, toujours protégé par le plan d'eau créé au XIIè siècle à des fins militaires, et la chapelle Notre-dame-du-Tertre, ornée de 132 fresques polychromes.   L'histoire de Châtelaudren commence sur un site occupé dès le Néolithique, au carrefour de voies anciennes, sur un promontoire au bord de la rivière. Lequel aurait connu à l’époque médiévale l’implantation d’une motte féodale. C’est ici, qu’aurait été édifié au XIe siècle, probablement vers 1040, le château du comte Audren, aujourd’hui disparu, mais à qui la ville doit son nom : CASTEL AUDREN. Plus tard, vers 1060, le fils du comte Audren, confie aux moines de l’abbaye de Saint Magloire de Léhon, une terre en contrebas de la fortification, pour y créer le prieuré Saint Magloire ainsi que le bourg. En 1151, le prieuré est érigé en paroisse. La vallée du Leff, la seule qui ait une certaine importance entre le Trieux et la baie de Saint-Brieuc, a constitué une voie de passage obligée pour les échanges entre la Bretagne intérieure et la côte, entre les hauts plateaux du Mené et les bas plateaux richement cultivés du Goëlo.  La ville fût dès le Moyen-Âge un important centre de foires et de marchés, ce qui explique quelle soit consacrée capitale de Goëlo.  Centre important de foires et de marchés au Moyen-Âge, relais de poste avec de nombreuses auberges, marchés au fil au XVIIIe siècles. Républicaine sous la Révolution, la ville traversa difficilement la première moitié du XIXe siècle. La chapellerie, la fabrication de chaises et la papeterie redonneront un nouvel essor à la cité. Aujourd’hui le recul de l’artisanat et la fermeture de l’imprimerie du « petit écho de la mode » ont été compensés par l’essor des travaux publics, des services et d’industries graphiques qui perpétuent la tradition de l’imprimerie. Le marché du lundi et le commerce local sont toujours très actifs.
2005-11-16

Histoire de mégalithes

Histoire de mégalithes...


Entre destruction et résurrection...  Mégalithes et légendes sont sans aucun doute les best-sellers de la Bretagne.  Si les origines et les dates de créations des légendes se sont petit à petit perdues dans la nuit des temps, la science et ses avancées technologiques ont permis en revanche de dater ou dumoins estimer l'époque d'érection des divers monuments mégalithiques bretons. Si la renommée des alignements de Carnac n'est plus à faire et a depuis bien longtemps franchie les frontières de la région et du pays, il n'en va pas de même d'autres constructions toutes aussi prestigieuses mais uniquement connues des initiés. Ainsi donc, si d'Ederven à Locmariaquer ont pu être recensés plus de 100 dolmens et 4000 menhirs, combien de gens savent où se situe le plus grand menhir encore debout ?  Dans le golfe du Morbihan auprès de ces alignements ?  Sur la presqu'île de Crozon à Lagadjar non loin de Camaret ?  Non, rien de tout cela... En effet, le plus grand de leur représentant encore dressé est situé dans le nord du Finistère du côté de la pointe Saint-Mathieu en la commune de Plouarzel et mesure 12 mètres de haut (le menhir de Kerloas).  Si bon nombre de ces peulvans (ancien nom donné aux menhirs) ont été détruits ou ont subi de sérieux dommages dûs aux outrages du temps et de la météorologie, c'est aux hommes qu'ils doivent leur principale destruction. Avec l'arrivée du christianisme au 5ème siècle et son avènement au cours de ceux qui suivirent, naquit une forme d'inquisition de la part des autorités religieuses envers ces blocs de granit, schiste et autres roches auxquels étaient attachés un culte ou une quelconque croyance.  Il fut donc entrepris un abattage systématique des menhirs quand celui-ci était matériellement possible ou ne risquait pas de braquer toute la population locale contre l'église.  Dans le cas contraire, la sagesse des hommes de foi les poussait alors tout simplement à intégrer au culte monothéïste ces blocs aux croyances payennes en les christianisant.  Les siècles s'écoulant et les moeurs changeant, l'abattage religieux cessa au profit d'une destruction basée sur le bénéfice et l'ignorance. Ainsi en a-t-il été du cairn de Barnenez situé à Plouézoc'h (Finistère) sauvé in-extremis d'une totale destruction par le civisme d'un ouvrier de la carrière ouverte en son extrémité nord-ouest. Bien qu'une large partie de l'édifice fut à jamais perdue, la restauration entreprise entre 1955 et 1968 sous la houlette de Z. Le Rouzic, P.R. Giot et des monuments historiques, permit de redonner vie à cet extra-ordinaire monument néolithique que nous allons vous présenter dans les pages à suivre.
2005-11-15

Huelgoat

Huelgoat cité des légendes Les chaos, pour expliquer cet étrange phénomène : l'explication géologique dit que les roches seraient nées des profondeurs de la Terre sous forme de masses liquides en fusion ; la légende, elle, raconte que le géant Gargantua a lancé ces immenses blocs de pierre pour se venger du mauvais accueil qu'il aurait reçu en passant à Huelgoat . La balade entre énormes blocs granitiques transporte le randonneur dans un univers magique : la grotte d'Artus (logis du Roi Arthur), la mare aux sangliers, le ménage de la Vierge la grotte du diable, le gouffre, la mare aux fées, le champignon, la roche tremblante. Autant de lieux étranges découverts au détour d'un étroit sentier ou à la sortie d'un pont rocheux, si mystérieux que l'on ne s'étonnerait pas de voir un groupe d'elfes traverser le chemin . Le lac : créé ente le 16e et le 18e siècle à des fins industrielles pour alimenter en eau les machines hydrauliques de la mine de plomb argentifère situé à Locmaria-Berrien. A la fin du 19e siècle, les activités de la mine s'arrêtent et le lac devient alors inutile. Le docteur BASTID de Huelgoat l'achète et revend une petite partie à la commune. La forêt : d'une superficie de 1 000 hectares, plantée de chênes et de hêtre, est aujourd'hui domaine de l'Etat (ONF) après avoir été domaine royal puis ducal. Fortement ravagée par l'ouragan d'octobre 1987. Elle possède une multitude de sites étranges, qui ont fait naître les légendes et des contes. Le chaos de rochers a mis plusieurs siècles à se former. Menacé au 19e siècle sous la masse des tailleurs de pierres, une action de sauvegarde a été déclenchée en 1895 sous la pression de la population.
2005-11-12

Faïencerie de Quimper


                                            HB-HENRIOT


                                Trois siècles d’histoire, de passion et de savoir-faire .


La plus ancienne fabrique de faïence de Quimper est la Grande maison HB Henriot qui a continuellement fabriqué une poterie paysanne, confectionnant entre autres des pipes en terre blanche. Mais c’est la venue à Locmaria, de Jean-Baptiste BOUSQUET, originaire de la région de Moustier qui marque réellement le début de « Trois siècles de Faïence » vers la fin du XVe siècle.  Il ne pouvait trouver de meilleur endroit pour fonder une manufacture : de grands bois, promesse de combustible, rivière très navigable. La première pièce de faïence sort en 1708 quand son fils Pierre, maître Faïencier vient le rejoindre à Quimper. En 1731, Pierre Bousquet donne sa fille en mariage à Pierre Bellevaux qui vient de Nevers. A la mort de ce dernier, Pierre Clément  Caussy de Rouen sera appelé et apportera avec lui la décoration polychrome très à la mode au 18e siècle. En 1771, la fille de Caussy épouse  Antoine de la Hubaudière. Il sera le premier d’une longue dynastie qui va perdurer jusqu’en 1917 et dont la marque HB (la Hubaudière) se retrouve dans la marque actuelle. HB va cependant devoir composer avec la concurrence. En 1776 et 1791, deux autres faïenceries se regroupent sur ce site historique : DUMAINE qui deviendra la manufacture HENRIOT et ELOURY, la faïencerie PORQUIER. Ces trois fabriques ont leur production bien distincte. Elles résisteront toutes trois aux difficultés du XVIIIe siècle en produisant des objets à usage domestique (saloirs, écuelles, bolées, pipes, etc.) La décoration se fait avec les doigts trempés dans la couleur, essentiellement des décors floraux très simples. En 1872, Mme veuve Porquier, qui a succédé à Eloury, s’adjoint les services d’un directeur artistique en la personne d’Alfred Beau. Ce dernier fait preuve d’une grande originalité en réalisant des tableaux sur faïence imitant la peinture de chevalet. C’est à cette période qu’apparaît l’image naïve du petit breton glazik et de celle de la bretonne en coiffe, toujours reproduite aujoud’hui. En 1906, Henriot rachète Porquiert. Il ne reste plus que deux faïenceries à Quimper. Entre 1920 et 1940, ces dernières se livrent une concurrence sans pitié et font appel à plus de 100 artistes qui produisent des merveilles telles que les grès Odetta chez HB (Griot, Bazin, Savigny). De son coté, Jules Henriot s’intéresse à René-Yves Creston, personnalité forte du groupe Ar Seiz Breur, un mouvement artistique fondé en 1923 qui veut renouveler tous les arts bretons en associant la tradition et la modernité, mais aussi à Mathurin Méheut qui a son atelier personnel à l’usine. A ses côté, on  trouve des artistes tels que Jim Sévellec, Géo Fourrier ou Micheau-Vernez qui vont créer des faïences, dont certaines sont encore reproduites aujourd’hui dans les ateliers. A la libération, la concurrence entre HB et Henriot posse HB à adapter encore l’outil de travail au progrès en se dotant de fours électriques. Des difficultés financières survenues chez Henriot aboutiront en 1968 à la fusion des deux entreprises. Vers le milieu des années 1970, la crise économique aidant, les ventes commencent à baisser inexorablement. En 1983, les Faïenceries de Quimper connaissent de graves difficultés qui la conduisent peu à peu au dépôt de bilan. En mars 1984, Paul Janssens, Hollandais d’origine, importateur exclusif des faïences de Quimper aux Etats-Unis, reprend l’entreprise sous la dénomination  « SOCIETE NOUVELLE DES FAIENCERIES DE QUIMPER ». Il emploie, alors 59 personnes. Après avoir apporté à l’entreprise un nouvel essor, notamment à l’export, puisque entre 10% et 15% de la production est exportée aux Etats-Unis, Paul Janssens revend les Faïenceries, en octobre 2003, à Pierre Chiron, d’origine quimpéroise, et à 14 autres actionnaires bretons. Depuis cette date, Michel Merle en assure la direction.

2005-11-11

broderie en Bretagne

La broderie en Bretagne
De nos jours, la broderie n'a plus la place qu'elle occupait autrefois. Les vêtements ne sont plus brodés comme les modes vestimentaires paysannes ou bourgeoises d'antan, le linge de maison est plus "pratique", plus sobre ... Pourtant, un peu partout, on rencontre des passionnés de cet art. Car c'est un art : celui de tirer l'aiguille, de travailler avec des matériaux tel que la soie, les perles, le tulle, l'organza ...
LE PICOT
L'origine du picot remonte au début du siècle où une religieuse a ramené cette technique d'Irlande. C'est une véritable petite industrie qui s'est créée dans le pays bigouden, autour de cette technique. Chaque femme, chaque fillette, et même des garçons , maniaient avec habilité le petit crochet. Les familles de marins pêcheurs étaient pauvres, et cette industrie a permis à de nombreuses familles de survivre. Cette technique permet de réaliser des cols, des gants, des napperons, des corsages. Pour les costumes traditionnels, les femmes du pays de Rhuys dans le Morbihan, l'utilisaient pour leurs châles. Certains points reviennent souvent : les clochettes, les " huit" la roue. Tous ces motifs sont faits séparément et reliés entre eux ensuite par un point de filet.

LA BRODERIE BLANCHE
Broderie traditionnelle que l'on retrouve sur tout le linge de maison : draps, nappes, mais aussi sous-vêtements, chemises, caracos, chemisiers etc. .... Les techniques employées sont en général :
Le plumetis : il permet de broder en relief les initiales, les fleurs etc. ...
Le point de bourdon : il s'emploie pour les lettres, les tiges des motifs floraux, les ourlets, les barrettes....
Le point de nœuds : il remplit des surfaces délimitées par un point de bourdon ou de feston.
Le point de feston : il délimite les bordures, les ourlets, toutes les parties découpées d'un ouvrage. On l'utilise aussi pour des barrettes.
La broderie anglaise : broderie ajourée brodée au point de bourdon très fin.
Toutes ces techniques s'emploient sur toiles de coton, de lin, etc., blanches en général, mais à une certaine époque, l'utilisation de toiles et de fils de couleur a été très prisée.
2005-11-10

Fait divers

 

Le 20 août 1901, onze membres de la famille Le Braz, son père, la femme de son père, ses demi-frères et demi-sœurs, ses sœurs, ses beaux-frères, prirent la mer à Pleubian sur la rive droite de l'embouchure de la rivière de Tréguier. Le bateau fit naufrage à deux cents mètres de la côte, près d'un poste de douane. Personne ne fut sauvé.
Quand la barque se renversa, Léon Marillier, beau-frère d'Anatole Le Braz, et une femme s'étaient agrippés à une pièce de bois. Avec les embruns et la nuit tombante, il n'a pas su si cette femme était son épouse, ou sa belle-sœur.
Personne n'est venu les secourir, les gens qui entendaient leur appel au secours croyaient qu'il s'agissait des noyés hurleurs du gouffre de Plougrescant.
Léon Marillier a dit par la suite qu'il avait vu toutes les étoiles s'allumer dans le ciel et toutes les lumières s'éteindre dans les maisons.
Seul survivant, Léon Marillier fut découvert à l'aube, son agonie dura plusieurs semaines.
Il mourut 13 octobre 1901. La mer a rejeté les corps pendant un mois.
Ils sont enterrés au fond du vieux cimetière de Tréguier

2005-11-08

LES DANSES BRETONNES . .

                                                           LES DANSES BRETONNES. . .

Sans doute danse-t-on en Bretagne depuis la nuit des temps ! Pour toutes les occasions, la communauté rurale se retrouvait, se réunissait, et s'exprimait dans la danse, des heures durant. Si après les grands travaux des champs comme la moisson, les battages, les écobuages, les défrichages des talus, l'arrachage des pommes de terre, la danse était l'occasion de " casser la fatigue ", de " maintenir l'homme debout ", voir même de " secouer sa misère ", elle servait parfois d'aide au travail lorsqu'on refusait l'aire à battre, ou celle de la maison (al leur nevez).
Une des grandes occasions de danse était aussi, bien sûr, la noce, qui parfois réunissait en Centre Bretagne plus de 2000 personnes. Pendant trois ou quatre jours, du matin au soir, la danse était présente. Selon les différents terroirs de Haute ou de Basse-Bretagne, les répertoires dansés étaient très variés, tel le fond ancien qui différenciait en-dro et dans tro (dénommée aujourd'hui gavotte), dans Dreger et dans Léon, ou encore dans Plin et Passepied. A l'est de la frontière linguistique, les Avant-Deux, en Avant-Quatre, les anciennes rondes, étaient souvent en bonne place, même si les danses plus modernes, comme la valse, le scottish, la polka ou la mazurka les côtoyaient déjà à la fin du 19ème siècle.
Durant l'entre deux guerre, la mécanisation et l'exode rural, l'apparition de nouveaux loisirs, les méfaits de la guerre 14-18, et bien d'autres facteur ont fait quelque peu s'étioler la danse traditionnelle dans les campagnes, mais relayée très vite par la création des cercles celtiques et des bagadoù dans les années quarante. Dans cette nouvelle mouvance, les spectacles de danses (à présent mis en scène et chorégraphiés) fleurissent aux quatre coins de la Bretagne, et ce depuis plus d'un demi-siècle. Soutenue efficacement par une forte culture musicale revitalisée en 1972 par Alan Stivell, la danse bretonne est actuellement un véritable phénomène social.  Les milliers de praticiens qui se retrouvent dans les dizaines de festoù-noz tous les samedis soir en sont la preuve et le plus beau symbole d'une culture qui évolue certes, mais surtout qui se transmet encore de génération en génération !
(Alan PIERRE, Permanent de la Fédération War'l Leur Finistère)

La Poularde de Janzé

           La Poularde de Janzé
Mamm Gozh (grand-mère)
 Ingrédients :
Une poularde prête à cuire, une tranche de pain de mie, 250 grs de chair à saucisse, 10 cl de lait, 24 pruneaux trempés dans du lambig (eau de vie), 1 poignée de raisins de malaga, 1 branche de céleri coupée, une cuillère à soupe de persil ciselé, 50 grs de beurre, 10 cl de bouillonde volaille, 10 cl de crème fraîche, 1 cuillère à soupe de farine, 1 jaune d’œuf, sel poivre du moulin. 
 Manière de faire :
Hachez le cœur et le foie de la volaille et mettez-les ainsi que la chair à saucisse dans un saladier avec le persil haché, ajoutez le pain de mie que vous aurez fait tremper dans le lait et bien pressé, puis la moitié des pruneaux, les raisins secs, salez, poivrez et mélanger le tout pour obtenir une p^te lisse. Nettoyez soigneusement la volaille, remplissez-la de la farce, recousez l’intérieur et faites-la revenir de tous côtés dans le beurre bien chaud. Enfournez à four chaud à 200°c et terminez la cuisson. Découpez  alors la volaille, dressez-la sur le plat de service. Dégraissez le fond de cuisson, ajoutez-y la farine délayée dans le lait et portez à ébullition. Ajoutez les pruneaux restants, réduisez le feu et faites épaissir la sauce avec le jaune d’œuf délayé dans la crème fraîche. Présentez la sauce à part.
Comme toujours une même recette a cent  variantes en Bretagne !
(Merci Gaston)

2005-11-02

Les coiffes en Bretagne

 
Plougastel Daoulas
Ile d'Ouessant
Pays Pagan
Léon
Trégor
Trégor
Douarnenez
Vannetais

Ile de Sein

Baud

Pont-L'Abbé

Quimper

Rosporden

Carhaix

Gourin

Lorient

COIFFES ET COSTUMES…


Dans la diversité des coiffes qui égaient le grand défilé du matin,  trois
coiffes, trois parures sont misent à l’honneur : ce sont celles de la Reine
et de ses demoiselles d’honneur. Les costumes que portent la Reine des
Filets Bleus et ses demoiselles d’honneur, sont des répliques de ceux portés
par les concarnoises, à la fin du 19ème , début du 20ème siècle. La Reine
porte le grand costume de fête que les femmes de Concarneau portaient pour
les mariages jusque vers les années 30. Cette « parure » est le résultat
d’une longue évolution amorcée sous le Second Empire à une époque où déjà
les premières usines apportaientune certaine aisance dans la ville et
poussaient les concarnoise à abandonner leur vieux costume, assez proche de
la tenue paysanne de Beuzec ou de Lanriec, pour se mettre « à la mode de la
ville ». La longue robe blanche (elle pouvait tout aussi bien être bleue,
couleur « olive » ou « violine ») ainsi que le châle pointu remonte donc à
l’époque de Napoléon III. La coiffe par contre, couramment appelé «
Cornettes » est la partie la plus ancienne de la parure. On en trouve
mention dans les inventaires du XVIIIème siècle mais elle n’a atteint sa
forme définitive qu’un siècle plus tard. Les demoiselles d’honneur portent
simplement le costume des filles d’usine de Concarneau dans la première
moitié du XXème siècle. Les deux premières ont la coiffe ordinaire de
Concarneau, (une coiffe qu’on appelle « d’Artisane » et non pas « Penn
sardin » , ce dernier terme étant plutôt Douarneniste, et qui est un simple
bonnet de coton filé, à fond brodé orné d’un ruban dont la position permet
de savoir à quel port appartient la femme qui le porte. Cette coiffe «
d’Artisane » a la particularité de ne pas être attaché à une ville ou à une
région mais d’être le signe distinctif des femmes de marins Cornouaillais
puisqu’onla retrouve aussi bien à Concarneau, qu’à l’île Tudy, Audierne,
Douarnenez, Crozon ou Camaret. Il semblerait que ce soit sa simplicité qui
l’a fait se généraliser chez ces femmes habituées à travailler dans les
conserveries de poisson. La jupe longue de coton, ainsi que le chemisier
blanc ou noir, étaient protégés par un tablier blanc. Des sabots vernis,
decouleur orangée ou noire, complétaient ce seyant costume. Les deux autres
demoiselles d’honneur ont la tenue des ouvrières originaires de la campagne
environnante, que ce soit Beuzec, Lanriec ou Trégunc. Le col tuyauté et la
coiffe aux grandes ailes procèdent aussi d’une lente évolution qui s’est
figée aux alentours de la seconde guerre mondiale. Les ailes, rabaissées au
siècle dernier, avaient peu à peu diminué dans les deux premières décades de
ce siècle pour reprendre ensuite de l’ampleur, créant ainsi assurément une
de plus belles coiffe de Bretagne.

 

2005-11-01

Kig ha farz

Kig Ha Farz
(pour 10 personne)
Ingrèdiens principaux :
Viande : 1.5 kg de bœuf à pot au feu, 1kgr de lard maigre
Bouquet garni 1
Carottes  500 gr,   poireaux  500 gr,  navets 500gr,  rutabaga 1 gros
Chou blanc 1 gros
Sel, poivre en grain   et pain
Manière de faire :
Portez à ébullition 4 l d’eau avec le sel, le poivre en grains, les oignons piqués de deux clous de girofle et d’une feuille de laurier et le bouquet garni dans une grande marmite. Plongez-y la viande. Entre temps préparez le farz de blé noir aux pruneaux et au raisin secs (recette à suivre) et mettez-le à cuire dans la marmite. Au bout d’une heure ajoutez le lard dans la soupe. Portez à ébullition, écumez et prolongez la cuisson à frémissement à couvert. Préparez les légumes. Coupez le chou en quartiers, faites-le blanchir à l’eau salé et mettez dans la marmite 30 mn avant la fin de la cuisson de la viande.
Ajoutez ensuite les carottes entières ou coupées en deux, les blancs de poireaux et le rutabaga coupé en dès. Retirez la viande et le lard de la marmite, coupez-les en tranches que vous disposez dans un grand plat chaud et  entourez de légumes.  Roulez  le sac à farz entre vos mains pour que celui-ci s’émiette bien, répartissez le farz autour de la viande et arrosez d’un peu de bouillon.  Versez la soupe dans une soupière garnie de fines tranches de pain. Servez d’abord la soupe puis la viande avec les légumes et le farz.

FARZ
Ingrédiens principaux :
Farine de blé noir dit sarazin 500gr , 1 cuillère à soupe de sel, 1 œuf,
Crème fraiche 200ml , 75 gr de sucre , ¼ de l de lait, pruneaux et raisins secs.
Manière de faire :
Travaillez la farine avec l’œuf, la crème fraîche, le sucre et le sel pour obtenir une boule épaisse que vous diluez progressivement avec le lait.
Versez ensuite la préparation dans un sac d’étoffe que vous ne remplissez qu’au 2/3  afin que la pâte puisse gonfler à la cuisson. Ajoutez selon votre goût  des raisins secs et des pruneaux comme on le faisait pour les jours de fêtes.  A savoir que l’on peu faire le farz sans sucre si l’on
Merci Gaston pour cette bonne recette.
2005-10-28

Contes et légendes

Contes et légendes
Touriste, à vos gardes ...La Bretagne est terre de chemins creux, de landes et de tourbières où les nuits de pleine lune, d’improbables mais angoissants fantômes ressurgissent d’une Baie des Trépassés, où sonne encore le clocher de la Ville d’Ys....
Ni la mort, que l'on appelle en Bretagne "l'Ankou" . L'Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le "karrig an Ankou", char de l'Ankou (ou "Karriguel an Ankou" littéralement brouette de l'Ankou), remplacé par le "Bag nez", bateau de nuit dans les régions du littoral.
L’Ankou a reculé mais pas toutes les croyances : le chien noir -figure terrifiante d'un curé du siècle dernier-, Agrippa, un livre grâce auquel on peut se métamorphoser ou envoûter, et d'autres croyances ont encore cours...Elles tissent un magnifique roman oral que les Bretons se transmettent de génération en génération...
• A voir absolument :  « Magies blanches et noires du Trégor », documentaire d'Antoine Dumayet qui raconte, par le biais de témoignages d'aujourd'hui, comment, entre 1923 et 1948, le père Kerrain terrorisait Penvénan et Plougrescant sous la forme d’un chien noir.

2005-10-27

De bien belles promenades

Le naturel préservé !
De bien belles promenades
Avec plus de 30 kms d'un littoral d'une exceptionnelle beauté, découvrez les multiples visages de la Côte des Ajoncs: plages de sables et pointes déchiquetées, chapelet d'îlots rocheux et estran lunaire, rochers sculptés par les éléments et petites criques pittoresques. Dans son îlot de nature préservée, la Côte des Ajoncs change de visage à chaque marée!
Plougrescant: pointe du Château, site du Gouffre, Pors Scaff, Pors Hir, Beg Vilin, Anse de Gouermel,...
Port-Blanc et Buguélès: charmants sites côtiers.
Faune et flore très riche, à découvrir!
L'estuaire du Jaudy: Parcs à huîtres et petits ports de pêche. Zone de protection spéciale pour les oiseaux
La Rivière du Guindy, charmant cours d'eau bordé de sentiers de randonnée, environnement de qualité.
Deux splendides jardins à visiter: Kestellic et Kerdalo.
Les Mégalithes de Tossen Keller, à Tréguier: L'Ensemble date de 2500 ans avant J.C. Il a été découvert à Penvénan et reconstitué sur les quais à Tréguier. Il comprend 58 blocs, dont les plus gros sont en granit et pèsent jusqu'à 6 tonnes.